Réunions de synthèse : le centre névralgique
À l’hôpital de Mâcon comme dans les différentes SSR du territoire, la collaboration prend corps chaque semaine autour de réunions de synthèse pluri-professionnelles. C’est là que chaque professionnel livre son « regard » sur le patient : progrès franchis, obstacles rencontrés, nouvelles problématiques (douleur, chute…). Au fil d’une réunion, un kiné peut signaler une amélioration de la marche tandis qu’un infirmier notera une perte d’appétit, le médecin réadapte alors le plan de soin global.
Les familles peuvent être associées à ces réunions, notamment lors de la préparation du projet de sortie. Ce dialogue ouvert favorise la confiance et alimente une dynamique collective, essentielle en SSR.
Les outils de coordination numérique
- Dossiers médicaux informatisés (DPI) partagés en temps réel : ces outils récents (depuis 2018 à l’Hôpital de Mâcon) facilitent le suivi des patients et garantissent la transmission des informations en continu.
- Protocoles de transmission et outils de liaison avec les soins de ville (logiciels de coordination, messagerie sécurisée Santé.fr…).
L’usage de ces outils numériques, parfois déstabilisant pour certains professionnels, améliore la fluidité du parcours, la sécurité des soins et limite le risque d’erreur ou d’oubli.
Des situations complexes : la nécessité d’un travail « main dans la main »
Les patients pris en charge en SSR à Mâcon sont souvent des personnes âgées polypathologiques, ou des victimes d’AVC, de traumatismes lourds. À chaque prise en charge complexe (syndrome post-chute, troubles cognitifs, multiples traitements médicamenteux…), la concertation de tous les métiers est requise. Un seul professionnel, isolé, ne saurait garantir la sécurité ni une progression optimale.
- Exemple local : le SSR de l’Hôpital de Mâcon a développé un protocole de bilan kiné-infirmier commun pour toute entrée suite à une fracture de hanche.
- L’ergothérapeute réalise systématiquement une visite de chambre avec l’infirmière référente pour adapter l’environnement.
Cette « co-construction » évite les ruptures de prise en charge, souvent synonyme de perte d’autonomie ou de ré-hospitalisation.