Admission et évaluation initiale
La demande de SSR est le plus souvent déclenchée par le service d’hospitalisation initial (médecin traitant, hôpital). L’admission est conditionnée par un dossier médical basé sur les recommandations de la HAS et le niveau d’autonomie (échelle AGGIR ou score GIR).
- L’admission peut se faire en urgence ou sur liste d’attente, en fonction des places disponibles
- Un bilan complet est réalisé dès l’entrée : autonomie, mobilité, besoins en rééducation, projet de vie
Équipe pluridisciplinaire et soins quotidiens
Les soins de suite reposent sur un collectif de professionnels aux compétences variées :
- Médecins spécialisés en gériatrie, médecine physique ou spécialisée selon la pathologie
- Infirmier.e.s, aides-soignant.e.s
- Kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, diététicien.nes
- Assistants sociaux, psychologues
Chaque patient bénéficie d’un projet de soins individualisé. Les programmes de rééducation associent mobilisation, ateliers d’équilibre, réadaptation cardio-respiratoire, séances d’orthophonie ou d’éducation thérapeutique.
La durée moyenne de séjour varie en fonction de la pathologie et du niveau de dépendance. À Mâcon, une rééducation post-fracture du col du fémur dure entre 25 et 30 jours en moyenne, mais peut dépasser 50 jours pour les pathologies lourdes (source : Assurance Maladie).
Sortie du SSR et transition vers le domicile ou une structure relais
- Le retour à domicile est préparé en coordination avec le médecin traitant, les services d’aide à domicile et, au besoin, un réseau infirmier ou d’auxiliaires de vie.
- Pour les situations complexes, le recours à une équipe mobile gériatrique, une plateforme d’appui aux professionnels (PAAP) ou la MAIA (Méthode d’Action pour l’Intégration des services d’Aide et de soins dans le champ de l’Autonomie) est possible.
- Pour certains patients, l’orientation vers un EHPAD ou une structure d’accueil temporaire, voire l’Hospitalisation à Domicile (HAD), reste l’option la plus adaptée.
L’anticipation de la sortie et la fluidité dans la coordination réduisent le risque de ré-hospitalisation et facilitent le maintien de l’autonomie.